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Actualité du Samedi 01 Novembre 2003 à 20h30

CONCERT MANCA 2003 - Ensemble Court-Circuit

Samedi 1er novembre 2003
Au théâtre Francis Gag (Nice)

 



ENSEMBLE COURT-CIRCUIT
Pierre-André Valade, direction

Jérémie Fèvre, flûte - Pierre Dutrieu, clarinette
Marie Charvet, violon - Renaud Déjardin, violoncelle
Didier Meu, contrebasse - Jean-Marie Cottet, piano
Jean Geoffroy, percussion


Hans Peter Kyburz    Danse aveugle
Pour flûte, clarinette, piano, violon, violoncelle et piano
(1997)    14’

Franck Bedrossian    Digital
Robin Meier Assistant musical
Création mondiale - Production CIRM
Pour contrebasse, percussion et électronique    10’

Iannis Xenakis    Kottos
Pour violoncelle
(1977)    8’

Tristan Murail    Winter Fragments
Pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano et électronique
(2000)    15’


Technique CIRM
Ingénieurs du son : Nicolas Déflache
Régisseurs : Fabrice Barbin, Vincent Baltz

Fin du concert 22h00


Court-circuit est en France et à l’étranger un ensemble de référence pour l’interprétation de la musique d’aujourd’hui. Son association régulière avec l’IRCAM en fait une structure particulièrement compétente dans l’interprétation des musiques avec technologies. Il était donc naturel qu’une des commandes du CIRM en 2003 soit confiée à un jeune compositeur issu du cursus de formation de l’IRCAM : Franck Bedrossian. Celui-ci a travaillé à Nice en compagnie d’un jeune assistant musical formé au CIRM : Robin Meier. La « Danse aveugle » du compositeur allemand Hans Peter Kyburz, « Kottos » de Xenakis données en écho au concert de la veille et les « Winter Fragments » de Tristan Murail, pudique hommage à la mémoire de Gérard Grisey, viennent compléter ce programme.

Co-production CIRM / Court-circuit
Avec le soutien de ONDA
Court-circuit reçoit le soutien de la DRAC Ile-de-France, la SACEM et la SPEDIDAM

 

Court-circuit
C’est à l’occasion d’une rencontre avec Barbara et Luigi Polla, fondateurs de la galerie Analix de Genève, que Philippe Hurel et Pierre-André Valade créent en 1991 l’ensemble Court-circuit.
Composée d’instrumentistes de haut niveau, cette formation s’impose rapidement comme un ensemble de premier ordre ; on lui doit des créations de nombreux compositeurs comme Tristan Murail, Michaël Jarrell, Philippe Leroux, Martin Matalon, Philippe Hurel, Mauro Lanza, Cecilia Ore, Knut Vaage, Christoph Saude, Daniel D’Adamo, Alexandros Markéas, Joshua Fineberg, Roger Reynolds, Jean-Luc Hervé, Lucia Ronchetti. Outre les concerts qu’il donne en France (Ircam, Radio France, Théâtre du Châtelet, Cité de la Musique, Auditorium du Louvre, Conservatoire de Paris, Musica, Festival d’Aix-en-Provence, 38e Rugissants, Aspects de la musique contemporaine à Caen, Arsenal de Metz, Maison de la musique de Nanterre, Château de Versailles, Collectif et Compagnie d’Annecy...), Court-circuit est associé à l’ensemble BIT20 de Bergen et l’Ensemble Recherche de Freiburg pour les échanges internationaux auxquels il participe dans le cadre du « Projet-Fondation3 ».
L’ensemble est régulièrement invité par les festivals étrangers, notamment ceux de Witten, Darmstadt, Oslo (Ultima), Bergen (Music Factory), Helsinki, Trondheim, Vilnius (Gaida), Tallinn (Nyyd), Regio-Emilia, Vienne (Wien Modern), Varsovie (Warsaw Autumn), Rome (Roma Europa), Alicante, Parme (Traiettorie) … Après avoir enregistré les œuvres de Tristan Murail, Philippe Leroux, Thierry Blondeau, Gérard Grisey, Daniel d’Adamo, Philippe Hurel, Joshua Fineberg et Martin Matalon. Court-circuit achève un disque regroupant des œuvres écrites à la mémoire de Gérard Grisey.
L’ensemble est aidé par le Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Ile-de-France, au titre de l’aide aux ensembles conventionnés, et reçoit l’aide de la Sacem pour l’ensemble de ses activités, ainsi que de l’AFAA, du D.A.I., de la Spedidam pour sa présence à l’étranger.


Pierre-André VALADE
(Brive, 1959)
Après une carrière de flûtiste qui l’amène à se produire dans le monde entier, il fait ses débuts comme chef d’orchestre en 1990. L’année suivante, il fonde avec le compositeur Philippe Hurel l’Ensemble Court-circuit dont il est depuis lors le directeur musical, et se consacre alors exclusivement à la direction d’orchestre.
Pierre-André Valade est aujourd’hui l’invité de festivals internationaux (Espagne, Suisse, Australie, Suède, Norvège, Finlande, Angleterre, Italie, Allemagne, Etats-Unis, Canada…). Il fait ses débuts symphoniques en 1996 avec la Turangalîla Symphonie d’Olivier Messiaen au Festival of Perth (Australie), à la tête du West Australian Symphony Orchestra. En 1998, il reçoit de nombreuses invitations en Europe parmi lesquelles celle du festival Sounding the Century organisé à Londres par la BBC. En 1999, il est l’invité, en Angleterre, du Bath International Music Festival où il dirige le London Sinfonietta. Il retrouve cet ensemble en 2000 à Londres pour le soixante-quinzième anniversaire de Pierre Boulez, et dirige à cette occasion au South Bank Centre « sur Incises » en présence du compositeur.
 Durant l’année 2000, Pierre-André Valade dirige les principaux ensembles européens dévoués au répertoire du XX° siècle : l’Itinéraire (F), l’Ensemble Intercontemporain (F), l’Ensemble Modern (D), le BIT-Twenty Ensemble (N), le Birmingham Contemporary Music Group (UK) fondé par Sir Simon Rattle, le London Sinfonietta (UK), et fait ses débuts avec le BBC Symphony Orchestra au Barbican Centre de Londres. Sur son agenda 2001 on trouve notamment les orchestres de Gênes et Rome, à l’invitation de Luciano Berio, le Philharmonia Orchestra pour le 50ème anniversaire du Royal Festival Hall à Londres, les solistes de la Philharmonie de Berlin au Festival de Pâques de Salzbourg, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, à nouveau le BBC Symphony Orchestra. Il dirige également le Nash Ensemble lors des célèbres Proms au Royal Albert Hall à Londres.
Il apparaît également en 2002 dans les plus grands festivals européens : Festival d’Aldeburgh (UK), Festival de Lucerne (CH), Festival Musica de Strasbourg (Fr) Festival Ultima d’Oslo (N), Festival d’Huddersfield (UK)… Le 5 décembre 2002, il dirige à Londres le BBC Symphony Orchestra dans un programme consacré au courant de la musique spectrale (Grisey-Murail-Hurel-Leroux). Il s’est produit cette année au Festival de Sydney (janvier 2003) à la tête du London Sinfonietta, et a également dirigé l’Orchestre Symphonique de Montréal lors du festival « Montréal Nouvelles Musiques ». Le 6 mai 2003, il dirige la 4ème Symphonie de Gustav Mahler à la tête du Philharmonia Orchestra.


Renaud DEJARDIN
(Strasbourg, 1978)
Né à Strasbourg en 1978, il commence le violoncelle à l’âge de huit ans dans la classe de Mihàly TEMESVÀRI au Conservatoire. Quatre ans plus tard, il y obtient sa médaille d’or à l’unanimité avec les félicitations du jury, dans la classe de Jean DEPLACE. Il se présente en 1993 au CNSM de Paris dans la classe de Philippe MULLER, où il obtient trois ans plus tard son Premier Prix à l’unanimité premier nommé, et où il poursuit ses études en cycle de perfectionnement. En 1998, il part étudier aux Etats-Unis, avec Timothy EDDY à l’université SUNY at Stony Brook. Il y poursuit ses études et obtient son Master of Music grâce au soutien d’une bourse « Fulbright » ainsi qu’une bourse du Ministère des Affaires Etrangères.
Quand il retourne en France en 2001, il a déjà remporté de nombreux prix dans de prestigieux Concours Internationaux, dont un Prix Spécial du Jury au concours Paulo Cello à Helsinki (1996), une Mention Spéciale au Concours Rostropovitch (1997) et un 2ème Prix au Concours Bach à Leipzig (1998). Il se produit également dans d’importantes séries comme celles du Louvre ou des Midis Musicaux du Châtelet ; il joue au Festival Jeunes Solistes à Antibes, au MIDEM de Cannes, au Festival des Jacobins à Toulouse, et plusieurs fois en direct sur France-Musiques. Il a joué en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, le Helsinki Philharmonic, le Tapiola Sinfonietta, et d’autres orchestres, dans un répertoire varié (Haydn, Boccherini, Dvorak, Schumann, Elgar, Chostakovitch, Penderecki…). On peut l’entendre régulièrement en tant que soliste, ou en récital avec la pianiste Márta GÖDÉNY, avec qui il forme un duo depuis 1996.
Il est boursier de la Fondation d’Entreprise Natexis Banques Populaires depuis l’année 2002.


Didier MEU
(1960)
Après avoir débuté ses études musicales à Pau avec Bernard Salles, il obtient un premier prix de contrebasse au C.N.R de Versailles dans la classe de Jacques Cazauran, puis il se perfectionne avec Bernard Cazauran (super-soliste de l’Orchestre de Paris) à l’Académie de l’orchestre sous l’égide de Marius Constant. Sa vie de musicien professionnel l’amène à participer aux prestations de nombreuses formations telles que l’Orchestre de Picardie, l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, ainsi que l’Orchestre de Paris. En musique de chambre, il a travaillé avec notamment Pascal Moragues, André Cazalet, Philippe Graffin, Pascal Devoyon, Christian Ivaldi, mais aussi avec Patrice Fontanarosa et le Quatuor Debussy. Depuis plusieurs années sa passion va à la musique d’aujourd’hui.
Il est membre de l’ensemble Court-circuit et se produit également avec l’ensemble Sillage, l’ensemble FA, TM+, l’ensemble InterContemporain ou encore l’ensemble Recherche, avec lequel il vient d’enregistrer un disque consacré au compositeur Brian Ferneyhough. Parallèlement, il travaille en étroite collaboration avec l’IRCAM et vient de créer l’association Acro’bass qui a pour but de promouvoir les instruments à tessiture grave, à travers l’élaboration d’un nouveau répertoire diffusé plus particulièrement dans le cadre de spectacles pluridisciplinaires. Il s’implique également dans des projets où jazz et musique contemporaine se côtoient : concerts avec Andy Hemler, Marc Ducret, Michel Portal, Daniel Humair, Bruno Chevillon, Jean-Rémi Guedon...
En tant que comédien-musicien, il participe à la création de Toi cour, Moi jardin d’après Jacques Rebotier, dans une mise en scène d’Eric Vigner; il joue dans toute la France Trézène Mélodies de Cécile Garcia-Fogel, spectacle primé en 1997. Il s’est produit également dans des spectacles de Peter Brook et Pina Bausch.


Jean GEOFFROY
Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il obtient un premier prix en percussion, Jean Geoffroy a su, dans le monde de la percussion, s'inventer un chemin personnel qui l'a conduit à susciter et à jouer de nombreuses œuvres.
Timbalier solo de l'Ensemble Orchestral de Paris, de 1985 à 2000, soliste de l'ensemble Court-circuit, il est dédicataire et premier interprète de nombreuses œuvres pour percussion solo parmi lesquelles des pièces de Campana, Durieux, Dubedout, Grätzer, Tanguy, Leroux, Malec, Naon, Paris, Tosi, Giner, Mantovani, Giraud, Reverdy, Hurel...
Il est invité comme soliste dans les plus prestigieux festivals d'Europe : présences à Radio-France, P.A.S. (Londres), Darmstadt, Aujourd’hui Musique (Perpignan), 38ème Rugissants (Grenoble), Fenice (Venise), Musica (Strasbourg), Archipel (Genève), Séville, Madrid, Berlin, Edenkoben (Allemagne), Amsterdam, Leiden pour une série de concerts avec Keibo Abé, Jean Geoffroy a donné des récitals et des master-class dans toutes les grandes villes européennes ainsi qu’au Japon (Tokyo, Kawasaki...), en Amérique du Sud (Santiago du Chilil, Buenos Aires), Corée, (Séoul) et aux USA (Nashville, Oberlin, Dallas, Ann Arbor, Michigan, Akron...).
Passionné par la pédagogie, auteur de plusieurs ouvrages didactiques dont un livre sur l'enseignement de la percussion, il est directeur de collection aux Éditions Lemoine, il a enseigné de 1993 à 1998 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec Jean Delécluse et enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon depuis 1998 ainsi qu'au Conservatoire Supérieur de Genève. De plus, il est invité aux jurys de concours internationaux (Luxembourg, Clermont-Ferrand...). Il participe enfin régulièrement au Bach Séminar (Grozjnan, Croatie), à l'Académie Internationale des Percussions en Auvergne dont il est un des directeurs artistiques et à l’Accademia intemazionale d'Estate di Cagliari (Italie)...


Hanspeter KYBURZ
(Lagos, Nigéria, 1960)
Hanspeter Kyburz entreprend ses études de composition tout d'abord à Graz puis, à partir de 1982, s'installe à Berlin où il étudie, outre la composition musicale, la musicologie, l'histoire de l'art et la philosophie. Quelques années plus tard, il est boursier de la Cité des Arts à Paris. Prix Boris Blacher en 1990, prix Schneider-Schott en 1994, lauréat de l'Académie des Beaux-Arts de Berlin en 1996, il est, depuis 1997, professeur de composition à la Hochschule für Musik «Hanns Eisler» de Berlin.
Citons parmi ses œuvres les plus récentes : Marginalien nos 1 et 2 pour quatuor à cordes (1990 et 1992), Studien pour trio à cordes (1993), Cells pour saxophone et ensemble instrumental (1993-94), Parts pour ensemble instrumental (1994-95), The Voynich Cipher Manuscript pour 24 voix et ensemble instrumental (1995), Danse aveugle pour flûte, violon, violoncelle et piano (1997), etc.

Programme du concert de l'EIC, Cité de la Musique, 7 mai 1998


DANSE AVEUGLE
Pour flûte, clarinette, piano, violon, violoncelle et piano
(1997)
Est une composition « en forme d’arc ». Un peu comme dans la danse, il y a intensification graduelle avec un caractère d’une ivresse presque corporelle. Cette intensification, menée jusqu’à l’effondrement, s’annonce d’abord par de petites interruptions et lacunes. Cette forme d’arc est le résultat d’une composition s’orientant sur des processus complexes.
La composition s’apparente à celle du rondo avec ses répétitions mais qui sont - contrairement au rondo classique – de formes variées .


Franck BEDROSSIAN
(Paris, 1971)
Franck Bedrossian obtient les premiers prix d'écriture et d'orchestration au CNR de Paris ainsi qu’un premier prix d’analyse au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il étudie parallèlement la composition avec Allain Gaussin et entre dans la classe de Gérard Grisey puis de Marco Stroppa au CNSMDP.
Franck Bedrossian suit en 2002/2003 le Cursus de Composition et d’Informatique musicale de L’IRCAM où il reçoit l’enseignement de compositeurs comme Philippe Leroux, Philippe Manoury, Brian Ferneyough, et Tristan Murail.
Parmi ses œuvres récentes figurent IV, pour quatuor à cordes, crée en mars 2001 par l’Ensemble 2e2m, et Pleine lune , pour chœur de 50 enfants et 3 solistes, commande de l’Orchestre National de Lyon.
En 2001, il reçoit une bourse de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation.
Ses œuvres sont publiées aux Editions Billaudot.


DIGITAL
Création mondiale - Production CIRM - Commande CIRM (avec le soutien de l'Etat)
Pour contrebasse, percussion et électronique
Assistant musical : Robin Meier
L'espace modelé est celui d'une matière électronique capricieuse, imprévisible et tyrannique.
Elle apparaît, disparaît, se transforme pour faire trembler et danser les archets.
La peau, le bois et le métal se désirent, se haïssent parfois.
Je tiens à remercier toute l'équipe du CIRM, et particulièrement Robin Meier pour son écoute, sa présence, et son aide précieuse.
Cette œuvre est dédiée à François Paris.
Franck Bedrossian


Iannis XENAKIS
(1922-2001)
Compositeur, architecte, ingénieur civil. Résistant de la Seconde Guerre Mondiale, puis condamné à mort, il est réfugié politique en France depuis 1947 et naturalisé français depuis 1965.
Il a étudié à l'Institut Polytechnique d'Athènes avant d'entreprendre des études de composition musicale à Gravesano avec Hermann Scherchen, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec Olivier Messiaen. De 1947 à 1960, il est collaborateur de Le Corbusier comme ingénieur et architecte.
Inventeur des concepts de masses musicales, de musique stochastique, de musique symbolique ; ayant introduit le calcul des probabilités et la théorie des ensembles dans la composition des musiques instrumentales, il fut l'un des premiers à se servir de l'ordinateur pour le calcul de la forme musicale. Pionnier également dans le domaine de l'électro-acoustique, auteur de plus d'une centaine d'oeuvres pour toutes formations, il apparaît aujourd'hui comme l'une des figures les plus radicales de l'avant-garde, ayant inventé la plupart des techniques compositionnelles caractéristiques de la musique d'après 1945, mais aussi l'un des rares créateurs dont la vitalité ne s'est jamais démentie, et qui a, de plus, conquis un large public.
Architecte du Pavillon Philips à l'Exposition Universelle de Bruxelles en 1958 ainsi que d'autres réalisations architecturales telles que le Couvent de La Tourette (1955), il a composé Polytopes - spectacles, sons et lumières - pour le Pavillon français de l'Exposition de Montréal (1967), pour le spectacle Persepolis, montagne et ruines de Persepolis, Iran (1971), pour le Polytope de Cluny, Paris (1972), pour le Polytope de Mycènes, ruines de Mycènes, Grèce (1978), pour le Diatope à l'inauguration du Centre Georges-Pompidou, Paris (1978).
Il est fondateur et président (1965) du Centre de Mathématique et Automatique Musicales (CEMAMU) de Paris ; Associate Music Professor de l'Indiana University, Bloomington (1967-1972) et fondateur du Center for Mathematical and Automated Music (CMAM), Indiana University, Bloomington (1967-1972) ; Il est aussi chercheur du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Paris (1970) ; Gresham Professor of Music, City University London (1975) et professeur à l'Université de Paris - Sorbonne (1972-1989).
Extrait du catalogue des éditions Salabert

KOTTOS
Pour Violoncelle
(1977)
Kottos est l'un des géants aux cent bras que Zeus combattit et vainquit : allusion à la fureur et à la virtuosité nécessaires à l'interprétation de cette pièce (Iannis Xenakis).
Il s'agit là de la deuxième pièce pour violoncelle seul, après Nomos Alpha de 1966.
Comme à l'accoutumée, Xenakis indique pour l'interprétation un certain nombre de règles, parmi lesquelles on retiendra : « pas de sons jolis mais âpres, pleins de bruit... » On trouve ici une exploitation assez poussée du son "bridge", obtenu en écrasant les cordes près du chevalet, ce qui provoque une sorte de grincement irrégulier d'où il est impossible de reconnaître une quelconque hauteur de son. Cette œuvre, d'une très grande difficulté d'exécution, tente de dépasser les limites de l'écriture de cet instrument par les glissandi, la tessiture extrême, les quarts de ton, les micro-intervalles, les polyrythmies. Comme dans Dikhthas l'on retrouve cette atmosphère assez rageuse, exprimée par un discours d'un seul tenant, jouant sur la violence. Cette œuvre est une commande de la Fondation Calouste Gulbenkian et des Rencontres Internationales d'Art Contemporain de La Rochelle. Elle a été composée à l'occasion du concours Rostropovitch de 1977.
Catalogue des Editions Salabert


Tristan MURAIL
(1947)
Tristan Murail obtient un diplôme d’arabe classique et d’arabe maghrébin à l’Ecole Nationale des langues orientales ainsi qu’une licence en sciences économiques à l’Institut d’études politiques de Paris avant de s’orienter vers la composition. Élève d’Olivier Messiaen, il reçoit le Prix de Rome en 1971 et passe deux ans à la Villa Médicis. À son retour à Paris en 1973, il est co-fondateur de l’ensemble L’Itinéraire avec un groupe de jeunes compositeurs et musiciens. L’ensemble obtient très rapidement une large reconnaissance pour ses recherches fondamentales dans le domaine du jeu instrumental et de l’électronique.
Dans les années quatre-vingt, Tristan Murail commence à utiliser l’informatique pour approfondir sa recherche des phénomènes acoustiques. Il collabore plusieurs années avec l’Ircam dont il dirige le programme de composition de 1991 à 1997 et participe au programme d’aide à la composition Patchwork.
Tristan Murail enseigne également dans de nombreuses institutions et festivals, en particulier aux Darmstadt Ferienkurse, à l’Abbaye de Royaumont, à l’Université Toho de Tokyo. Il occupe la chaire de composition à l’Université de Columbia à New York.

WINTER FRAGMENTS
Pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano et électronique
(2000)
L’instrumentation a-t-elle son importance symboliquement ?
Avec exactement le même ensemble j’ai écrit des pièces dont le son est totalement différent. Winter Fragments reprend le même effectif – pour des raisons non pas « symboliques » mais tout à fait pratiques. Il y a toutefois ici la présence de sons électroniques qui se fondent à l’ensemble. J’essaie ainsi de renouveler l’expérience de Bois Flottés pour petit ensemble et sons synthétiques mais dans un style, un vocabulaire musical et sonore assez différent.
D’où vient ce titre Winter Fragments ?
Le lac, devant la maison était gelé, il y avait soixante centimètres de neige tout autour. Le soleil brillait le plus souvent, une lumière intense baignait la maison, qui est ouverte de toute part sur la nature. Parfois, une violente tempête de neige, puis le silence, et la lumière éblouissante, revenaient. Voilà (peut-être), les fragments d’hivers.
Extraits de Insit’ Editions Lemoine


« Nous sommes touchés pas la délicatesse qui se dégage de l'œuvre : l'alliance des sonorités instrumentales et électroniques s'effectue dans un équilibre raffiné ; tout se déroule dans un climat éthéré grâce au son cristallin des flûtes. Nous sommes sensibles à l'importance du silence, et ce statisme apparent permet l'immersion dans l'atmosphère fragile et fluide de l'œuvre» . (Paris, Lycée Racine)

« Tristan Murail réalise une œuvre extraordinaire. Le temps passe et fait constamment évoluer des paysages imaginaires. Rien ne reste statique. Des interventions toujours très fines et délicates ont fait naître en nous des sentiments très forts et plein d'émotion ». (Belfort, Lycée Courbet)

« Une musique évocatrice, discrète, économe en sonorités. Les sons électroniques prolongent l’instrumentation en créant une atmosphère mystérieuse, parfois quelque peu inquiétante, où les deux sources sonores vont fusionner. Le goût du compositeur pour les impressions poétiques ne laisse cependant rien au hasard : la pièce est doublement organisée, suivant une structure ternaire et progressive où chaque partie possède une singularité sonore, suivant un système de réminiscences qui guident l’écoute ».
La lettre du musicien / concours prix lycéen 2003


Programme rédigé et imprimé en novembre 2003

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