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DREI HANDSPIELE

Drei Handspiele de François PARIS

Année de composition : 2004
Durée : 20.00 minutes

Formation :

Pour 6 voix mixtes

Editeur

Billaudot (en vente)

Contexte CIRM


Notice :

Co-commande S.W.R / N.V.S.

Une chanson populaire existe par les échos qu’elle suscite ou par la fonction qu’elle exerce au regard de son auditoire. Ainsi, la puissance évocatrice de la chanson de Louis Armstrong What a wonderful world a pu marquer les esprits par l’optimisme de son propos dans un contexte historique précis. Une berceuse a pour fonction d’énoncer un propos naïf et poétique afin d’apaiser, puis d’endormir un enfant.
Un jeu de hasard comme celui qui propose un certain nombre de combinaisons d’éléments entrant en conflit deux à deux symbolisé par des signes faits avec les mains des joueurs (la feuille, la pierre, le puits, les ciseaux) a pour fonction de divertir ceux qui le pratiquent.
J’ai choisi de faire porter mon propos de départ sur ces trois sujets afin d’en proposer un certain nombre de représentations musicales destinées à interroger le propos initial, ainsi : Comment interpréter aujourd’hui cette incantation qui consiste à affirmer que le monde est merveilleux sans pressentir une forme de manipulation qui pourrait être résumé par ce bel oxymore de James Joyce dans Ulysse : " En avant derrière la musique "…
L’apaisement procuré par une berceuse n’est-il du qu’à l’effet d’un chant d’une grande douceur destiné à faire oublier l’aujourd’hui sans espérer du lendemain ? l’apaisement qui prépare le sommeil peut-il faire l’économie d’une entrée progressive dans le domaine du rêve, ces derniers dussent-ils être figurés autrement que par une musique d’une grande douceur chargée de propos anodins ? Tout jeu, aussi naïf soit-il peut faire l’objet d’une lecture symbolique et poétique : Si je dis, suivant les règles proposées que la feuille enveloppe la pierre et que les ciseaux coupent la feuille avant de tomber dans le puits n’ai-je pas déjà commencé à mettre en place une forme de dramaturgie ? Par ailleurs, des phénomènes de distanciation subjective peuvent être mis en place au regard d’une situation initiale qui ne les suggère pas forcément.
Enfin, pour symboliser ces phénomènes de distanciation communs aux trois pièces, les chanteurs sont amenés à frapper dans leurs mains ou à utiliser de petits instruments de percussion. Mais que l’on me comprenne bien, ces Handspiele ont dans mon esprit une fonction structurelle et dramaturgique déterminante quant au développement du discours musical sur la globalité des trois pièces.
François Paris


A popular song is not only embraced because it is often performed, but also because it carries a certain message. Thus, the evocative power of Louis Armstrong’s "What a Wonderful World " could characterize its optimistic emotion in a precise historic context.
A lullaby expresses a simple and poetic intention to soothe a child, thus putting them to sleep.
A game of chance, such as the game which proposes a specific number of element combinations between conflicts, and two to two are symbolized by the signs made with the hands of the players (the paper, the rock, the shaft, the scissors) for the function of diverting the practical.
I chose these three subjects to convey my message in order to propose a certain number of musical representations that are destined to examine the initial intention, thus:
How does one interpret this incantation today, that the world is marvelous without sensing a form of manipulation, which could be resumed by the oxymoron of James Joyce’s Ulysses: “ Go ahead behind the music”…?
Isn’t the appeasement obtained by a lullaby due to the song’s softness, which is perhaps destined to make one forget today without hoping of tomorrow? Can the appeasement, which prepares the sleep, conduct a progressive entrance in the domain of a dream? Sleeping and dreaming can otherwise be thought of as another type of music, which lacks significance in its softness.
Whatever the game may be, simple or not, it will always have a symbolic and poetic meaning: if I say, “Follow the proposed rules: the paper covers the rock, and the scissors cut the paper before falling in the shaft,” haven’t I begun to put a dramatic form in place? Furthermore, this phenomenon of subjective distancing can be put in place in regards to an initial situation, which does not strongly refer to them.
Finally, the singers clapped their hands or used the small percussion instruments to symbolize the phenomenon of subjective distancing in these three pieces. To summarize, in my spirit, the " Handspiele " has a structural function and dramatic determinant for the development of musical speech on the vastness of these three pieces.
François Paris (traduction : Allison Gerthoffer)





Extranet artiste Dernière mise à jour le 08/11/2010
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