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LA LIGNE D'OMBRE

La ligne d'ombre de Patrick Marcland

Année de composition : 2013

Formation :

Pour flûte, clarinette, clarinette basse, cor, trompette, trombone, percussions, piano, 2 violoncelles, contrebasse et électronique

Contexte CIRM

  • Production CIRM - Patrick Marcland dans les studios du CIRM du 8 au 12 avril et du 16 au 20 septembre 2013 avec la réalisatrice informatique musicale Monica Gil Giraldo.
  • Création le 24 janvier 2014 par l'ensemble Apostrophe, dir. Mark Foster.

Notice :

Le titre est emprunté au roman éponyme de Joseph Conrad (« Shadow-Line » en anglais) dans lequel le temps est un élément central, initiatique, parfois même sous la forme d’une suspension, d’une immobilité. Ce qui est désigné par cette ligne d’ombre reste imprécisé : limite à franchir vers un territoire inconnu, ligne de vie, frontière entre l’ombre et la lumière -  «Je m’avançai hors du cercle de lumière, dans l’obscurité qui se dressait devant moi comme un mur». C’est aussi l’ombre du temps qui passe -  « Le temps, lui aussi, va de l'avant — jusqu'au jour où l'on aperçoit devant soi une ligne d'ombre annonçant qu'il va falloir aussi laisser en arrière la région de la prime jeunesse ».

Sur un cadran solaire la ligne d’ombre est l'ombre portée par le « bâton », c'est-à-dire la ligne qui sépare le passé du futur.

Toutes ces interprétations constituent, parmi d’autres, la principale source poétique de la présente œuvre. Cette ligne d’ombre se concrétise peut-être en partie dans l’épisode transitoire confié à l’électronique seule qui constitue la limite entre les deux sections de la pièce. La première est parcourue tout du long par un continuum de percussions, imperturbable, qui en constitue la « colonne vertébrale » mouvante et conditionne tous les éléments du discours exprimés par les autres instruments et l’électronique. Ceux-ci installent peu à peu un climat de tension de plus en plus soutenu, sans perturber ce perpetuum mobile qui agit comme une sorte de fixité au sein d’un environnement instable.

Dans la deuxième section, la percussion se retire du premier plan pour se fondre dans l’univers instrumental et électronique qui prend toute sa place alors que sont développés les éléments esquissés dans la première.

La fin nous ramène aux percussions du début, qui, se multipliant par l’électronique, envahissent peu à peu tout l’espace, jusqu’à une sorte de coda terminale de tout l’ensemble réuni.

« Le temps venu, les ténèbres engloutiraient silencieusement le peu de lueur d'étoiles tombant sur le navire, et la fin de toute chose viendrait sans un soupir, sans un bruit, sans un murmure, et tous nos coeurs cesseraient de battre telles des horloges fourbues ». J.Conrad La Ligne d’Ombre

Patrick Marcland

 





Extranet artiste Dernière mise à jour le 20/01/2014
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