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ULTIMI FIORI

Ultimi fiori de Francesca Verunelli

Année de composition : 2016
Durée : 15.00 minutes

Formation :

Pour violoncelle et électronique

Contexte CIRM

  • Commandée par le CIRM (avec le soutien de l'Etat)
  • Produite dans les studios du CIRM du 22 au 25 mai 2016 pour la partie électronique de "Ultimi fiori", avec Camille Giuglaris (RIM), ingénieur du son et la violoncelliste Séverine Ballon.

Notice :

J'ai attendu très longtemps avant d'écrire une chanson ; cette pièce est cette chanson.
Confiée à un timbre du violoncelle très loin de celui qu'on lui associe habituellement, c'est une longue et insistante mélodie à deux voix – toujours aussi intense que possible (l'interprète joue fff mais la scordatura* et le type d'émission contraignent l'extrême intensité du geste à produire un mezzo-piano).
J'aimerais que cela se traduise par une sorte d'intensité sans intention (sans ego pour ainsi dire), tendue à l'extrême, lumineuse au point d'être aveuglante.
L'électronique va dans la même direction : elle nous permet d'écouter le son du violoncelle comme si nos oreilles étaient placées à l’intérieur de lui, dans une sorte de corps à corps.
L'instrument est en fait ausculté avec huit microphones appliqués à différents endroits de son corps et qui capturent chacun des timbres et des caractéristiques sonores très différents.
Il n'y a cependant aucun son électronique.
L'électronique, l'artifice, le non-naturel se révèlent d'une manière inattendue et se situent dans notre propre écoute.
En effet, l'électronique opère ici une sorte de sgraffito. (Le sgraffito est une technique architecturale qui permet de colorer un mortier. On pose toutes les couches de couleur l'une sur l'autre puis, par grattage plus ou moins profond, on fait apparaître la couleur désirée à l'endroit voulu du motif).
Apparaît ainsi une image du temps au négatif, par différence, par enlèvement de matière, par manque.
Car cette chanson parle de la mort ; d'une mort qui m'a touchée de près, de cette difficulté presque insurmontable à concevoir le "plus jamais", à habiter la déchirure, la séparation définitive.
Francesca Verunelli


* la scordatura du violoncelle et les séries des harmoniques naturelles font que toute l'harmonie est en huitièmes de ton: ce qui donne des intervalles très différents par rapport aux plus proches intervalles du système tempéré auxquels on est habitués (par exemple une tierce ne sera ni majeure ni mineure mais aux alentours de ces intervalles plus connus – et elle sonnera "pas juste", un peu dérangeante, étrange).






Extranet artiste Dernière mise à jour le 27/01/2017
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