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DANAé

Danaé de François-Bernard MÂCHE

Année de composition : 1970
Durée : 12.00 minutes

Formation :

Pour 12 voix mixtes et 1 percussion

Editeur

Editions Salabert

Contexte CIRM


Notice :

Le rapport entre la légende de Danaé et l’œuvre qui porte son nom est assez mince, car il ne s’agit pas d’une œuvre à programme. Parmi les références  autres que celle du titre, certaines proviennent de l’Himalaya. Des tambours à boules fouettantes damaru ont par exemple été spécialement construits sur un modèle tibétain conservé au Musée de l’Homme, et sont manipulés par les douze chanteurs solistes. Des enregistrements des Hounza du Cachemire ont inspiré certains passages, tandis qu’une langue imaginaire chuchotée a également été inventée.
 
Le mythe qui a suggéré le titre se résume ainsi : Le roi d’Argos Acrisios savait que son petit-fils le tuerait. Les oracles grecs étant souvent rendus sous condition, il pensa éluder le destin en évitant d’avoir jamais un petit-fils, et il enferma sa fille Danaé dans une tour de bronze pour une perpétuelle virginité. Mais une pluie d’or vint frapper la tour et s’y glisser, une pluie de semence divine issue de Zeus, et la vierge Danaé conçut. Alors Acrisios l’enferma avec l’enfant Persée dans un grand coffre, qu’il abandonna aux vagues de la mer Égée. On devine la suite, pour peu qu’on se souvienne à quel point le destin est têtu chez les Grecs : Danaé et son fils furent sauvés, et, longtemps après, Persée tua “accidentellement” son grand-père au cours d’une épreuve de lancer du disque. Comme autrefois les rayons pénétrant dans la forteresse, le disque solaire avait accompli les décisions divines.

Parmi les mille suggestions possibles de ce mythe, j’ai surtout voulu retenir une évocation sonore, liée au crépitement des damarus : le très lointain écho d’une pluie d’or sur des murs de bronze au bord d’une mer grecque, et je l’ai dédiée à Iannis Xenakis. La création a eu lieu le 3 septembre 1970 dans les ruines du palais de Darius à Persépolis, par les solistes des chœurs de l’O.R.T.F. et le percussionniste Jean-Pierre Drouet, sous la direction de Marcel Couraud. Quelques années plus tard, j’ai encore consacré trois autres œuvres à des figures féminines de la mythologie grecque : Kassandra (prix Italia 1977), Andromède (1980), et Cassiopée (1978 et 1988).

F-B.Mâche





Extranet artiste Dernière mise à jour le 02/11/2017
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