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QUATUOR à CORDES N° 2

Quatuor à cordes n° 2 de György LIGETI

Année de composition : 1968
Durée : 20.00 minutes

Formation :

Pour quatuor à cordes

Contexte CIRM

  • Programmée dans le cadre du Festival MANCA 2017 "Empreintes"mardi 5 décembre 2017 par le Quatuor Diotima, au musée national Marc Chagall, Nice.

Notice :

Créé à Baden-Baden le 14 décembre 1969 par le quatuor LaSalle, Le Quatuor à cordes n° 2 se nourrit à la fois de toute une tradition et révèle une technique et un style très aboutis et personnels. Les grandes œuvres du répertoire sont présentes en toile de fond, de Beethoven à Webern. Si les différents mouvements contiennent des résidus de forme sonate, la forme générale en arche suggère quant à elle l’œuvre de Bartók. Le maître est encore présent, mais cette fois son influence est totalement assimilée et Ligeti réaffirme ici un style qui lui est propre depuis le début des années 1960.
Ce quatuor confirme les caractéristiques stylistiques des grandes œuvres qui lui ont apporté la consécration, d’Atmosphères (1961) aux Aventures et Nouvelles Aventures (1962-1966). Mais alors que ces dernières nécessitent un effectif important, pour répondre à une esthétique de masses sonores, de texture, le défi relevé par le Quatuor à cordes n° 2 est d’y parvenir avec des moyens beaucoup plus réduits.
Les cinq mouvements qu’il comprend sont d’abord d’une grande virtuosité. Ils sont aussi beaucoup plus découpés que dans le Quatuor à cordes n° 1 ; chacun d’eux est clairement délimité dans le temps, et se dessine à partir d’une empreinte caractérisée. Contrairement à son pendant de la période hongroise, ce quatuor ne se développe pas à partir d’un thème, ni même d’un motif, mais plutôt à partir de textures, de surfaces. Les instruments sont employés dans la limite de leurs possibilités, explorant des registres et des contrastes dynamiques extrêmes.
Le premier mouvement, Allegro nervoso, présente un fourmillement de petits intervalles dont se dégagent ça et là des bribes de mélodies, des élans frénétiques, un peu à la façon d’un tissu irisé dont certaines fibres se déchireraient sous la pression. Á des harmonies très denses s’enchaînent des plages plus éthérées. C’est d’ailleurs un statisme apparent qui régit le second mouvement, où des harmonies claires, des unissons, des octaves, se brouillent imperceptiblement par d’infimes déviations. Comme souvent chez Ligeti, le matériau sonore atteint progressivement un point de rupture. Le troisième mouvement, come un meccanismo de precisione, représente un autre trait marquant du style de Ligeti. Des mécanismes rythmiques se règlent et se détraquent, des tic-tacs d’horlogeries défectueuses s’enchevêtrent. Á l’instar de son Poème symphonique pour cent métronomes (1961), Ligeti affectionne les polyrythmies, les polymétries complexes. Le quatrième mouvement est furieux, brutal, tumultueux. C’est un geste aux sonorités âpres, acides, et aux registres extrêmes. Il semble désarticulé et barbare. Á l’inverse, le mouvement final est tout en délicatesse, dans des nuances plus pianos. Il y a là encore quelques embardées, des débordements qui rappellent les mouvements antérieurs, mais sa structure globale s’apparente à celle d’un nuage, qui peu à peu se dissipe, se désagrège.
(Simon Gallot – notice écrite pour le disque « Métamorphoses Nocturnes », Ligeti par le Quatuor Béla)





Extranet artiste Dernière mise à jour le 24/05/2017
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