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UN LEGGERO RITORNO DI CIELO

Un Leggero ritorno di cielo de Stefano GERVASONI

Année de composition : 2003
Durée : 13.00 minutes

Formation :

Pour 22 cordes

Editeur

Suvini Zerboni

Contexte CIRM


Notice :

Transformer la chute en plein vol, c'est l'idée poétique qui est à la base de ma composition “Un léger retour du ciel“, pour vingt-deux cordes. Stopper la chute dans un moment de suspension et espérer, que l'on puisse inverser le processus de déclin de la civilisation et de la nature. Penser que ce n'est pas irréversible, que la chute est un processus vital : le cycle de la nature, la mort des organismes qui permet à d'autres organismes de grandir et de leur laisser l'espace d'une nouvelle vie, dans un équilibre qui toucherait encore les consciences.
La gravité, qui fait tout tomber, nous permettrait aussi de sauter à nouveau vers le ciel, sans destruction et ruine, corruption et décadence qui laissent notre espace plein de détritus et de pollution, consciences endormies, liberté contrôlée, une solidarité qui n'est que de nature économique, un paysage dans lequel la vie des organismes est compromise.
Puisse-t-il y avoir un remède sain pour ce paysage de désolation.
Avoir un aperçu de ciel bleu, malgré tout et derrière le brouillard et l'obscurité de ces temps où la vérité est habilement cachée au nom du bien-être-qui-apporte-le bonheur (et crée une énorme inégalité), par le nom du progrès économique et la loi du profit.
Vingt-deux cordes solistes, presque toujours divisées en vingt-deux parties réelles, exécutent à l'unisson en mouvement constant, paré et usé, uni et décomposé, progressant sans arrêt par des chutes progressives et inévitables.
Deux situations verticales se superposent ou se juxtaposent sans pouvoir dialoguer avec l'unisson continu et fervent.
Deux chorals : un réel (Bach, "O Ewigkeit, du Donnerwort" (Ô éternité, toi, parole foudroyante !), Cantate n° 20  : "So lang ein Gott im Himmel lebt, und über alle Wolken schwebt, wird solche Marter währen: Denn wird sich enden diese Pein, wenn Gott nicht mehr wird ewig sein." (Tant qu'un dieu vit au ciel et plane sur tous les nuages, une telle torture durera : Car cette angoisse finira quand Dieu ne sera plus éternel. ") apparaissant en arrière-plan - on ne sait pas s'il parvient à traverser la fumée des débris laissés par la chute progressive ou s'il est étouffé par elle ; l'autre choral est fictif, un arrangement du réel, le rendant agressif, lourd, strident, et semble tenter de mettre fin à la chute et de la retourner, mais a la seule fonction de se terminer sans discernement. Le choral de Bach réussira à se libérer des ruines et débris jusqu'à s'envoler avec sa mélodie ascendante.

Le titre de l'ouvrage est tiré d'un poème de Francesca Serragnoli, dont je cite les dernières lignes :

je voudrais vous atteindre
pendant que vous buvez votre temps
d'abord avec le vent
puis étanchez votre demi-soif
dans un mouvement audacieux
de la pluie et lentement
avoir dans le visage
un léger retour du ciel


Trasformare la caduta in un volo, questa è l'idea poetica che è alla base della mia composizione "Un leggero ritorno di cielo" per ventidue archi. Arrestare la caduta in un momento di sospensione e sperare, allora, che al processo di degrado della civiltà e della natura si possa cambiare di segno. Che non sia, cioè, irreversibile, che la caduta sia un processo vitale: ciclo della natura, morte di organismi che permette ad altri organismi di crescere e a loro lascia lo spazio di una nuova vita, in un equilibrio che tocchi ancora le coscienze degli uomini. Che il movimento di gravità,  che tutto fa cadere perché il peso si assesti sulla terra per slanciarsi verso il cielo, non sia disfacimento e rovina, corruzione e marcescenza che lasciano lo spazio ingombro di detriti e polluzione, coscienze assopite, libertà in libertà vigilata, solidarietà che sono solo di natura economica, paesaggio in cui la vita degli organismi è compromessa. Che a questo paesaggio di desolazione si possa trovare un salutare rimedio. Intravedere uno spiraglio di cielo limpido, nonostante tutto e dietro la nebbia e l'opacità di questi tempi con cui, ad arte, si nascondono le verità nel nome di un benessere-che-porta-la-felicità (e crea enormi disuguaglianze) e si chiama progresso economico, legge del profitto.
 
Ventidue archi solisti, quasi sempre divisi in 22 parti reali, eseguono un grosso unisono in perenne movimento, sfrangiato e sfilacciato, unito e decomposto, avanzante per cadute progressive e inesorabili, eppure avanzante senza fine. Due situazioni verticali si sovrappongono o si interpongono senza riuscire ad entrare in dialettica con l'unisono fibrillante e perpetuo. Due corali: uno reale (Bach, "O Ewigkeit, du Donnerwort", Cantata n. 20: "So lang ein Gott im Himmel lebt, und über alle Wolken schwebt, wird solche Marter währen: Denn wird sich enden diese Pein, wenn Gott nicht mehr wird ewig sein.") che appare in trasparenza - non si capisce se riuscendo a squarciare il fumo dei detriti lasciati dall'avanzamento-caduta o se soffocato da essi -; l'altro fittizio, stilizzazione di quello reale, reso aggressivo, pesante, stridente, che sembra voler arrivare a porre fine alla caduta e capovolgerla ma che ha come unica funzione quella di "porre fine" indiscriminatamente: arriverà così a chiudere in maniera definitiva e drammatica il corale bachiano che sembrava essersi finalmente liberato dalle macerie e aver preso il volo con la sua melodia ascendente.
 
Il titolo della composizione è tratto da una poesia di Francesca Serragnoli, di cui riporto gli ultimi versi:
 
Vorrei arrivarti
mentre bevi il tuo tempo
prima con il vento
poi colmando la tua semisete
in un movimento audace
di pioggia e piano
avere nel volto
un leggero ritorno di cielo.





Extranet artiste Dernière mise à jour le 05/06/2018
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