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L'HARMONIE DES SPHèRES

L'harmonie des sphères de Allain GAUSSIN

Année de composition : 2006
Durée : 12.00 minutes

Formation :

Pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano et percussion

Editeur

Editions Leduc

Contexte CIRM


Notice :

J'ai emprunté ce titre à Pythagore et à Kepler. Dans ma partition, ce n'est pas

l'aspect théorique de leurs travaux qui a suscité mon intérêt, mais bien plus l'aspect poétique et métaphorique de leurs pensées orientées vers la cinétique des corps célestes, tournant sur eux-mêmes et dessinant des lignes géométriques dans l'univers.

 

L'oeuvre est écrite en 3 parties s'enchaînant de manière continue.

Dans la 1re et la 3e partie, j'ai tenté aussi de conserver l'idée des trois dimensions de l'espace, par un travail d'écriture purement instrumentale, en créant de véritables perspectives sonores, sans l'aide des moyens de spatialisation électroacoustique, ni même de disposition particulière des musiciens dans la salle de concert.

 

La 1re partie "Symétries" développe l'entrelacement de "figures rubans" multiples (en forme d'arabesque) dédoublées par différents types de miroir (plats, obliques ou déformants). L'évolution de ces "figures rubans" est contrôlée par un logiciel (3a-table) conçu dans le cadre d'un travail sur OpenMusic à l'Ircam.

 

La 2e partie "Malaise d'adolescent" est une parenthèse musicale. Elle tente de décrire un phénomène nocturne qui a obsédé une partie de mon adolescence, en me réveillant brutalement et en me terrorisant.

Ici, tout est composé autour d'une ligne droite sans fin. Quelques secousses, aussi violentes que brèves, viennent parfois perturber le calme apparent de cette partie. L'instrumentation (avec certains modes de jeu et des nappes d'ombre…) complète la composition de cette fresque musicale.

 

Enfin "Mouvements quantiques" (3e partie) nous fait pénétrer dans un autre univers, celui de l'infiniment petit, là où probablement l'univers a été créé.

Dans cette partie, j'ai essayé de réaliser ce que Giacinto Scelsi avait cherché à développer dans sa musique : "le son est sphérique et rond". Ainsi, multipliés en très grand nombre, ces "sons", tournant indépendamment sur eux-mêmes, ont été répartis sur quatre lignes en forme de contrepoint. Chacune de ces lignes décrit une trajectoire qui lui est propre et évolue dans une sorte de canevas spatial, perlé, démultiplié, pour s'achever au centre d'une galaxie. Ici, dans ce noyau torride, dans ce "trou noir", se rejoignent et fusionnent l'infiniment petit et l'infiniment grand.

 

      3A



Pour en savoir plus

http://www.allaingaussin.com



Extranet artiste Dernière mise à jour le 18/12/2011
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