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GONDWANA

Gondwana de Tristan MURAIL

Année de composition : 1980
Durée : 16.00 minutes

Formation :

Pour orchestre

Editeur

Musicales Transatlantiques

Contexte CIRM


Notice :

Création : 1980, orchestre de Cracovie. Dir : A.Wit, Festival de Darmstadt, commande de la ville de Darmstadt.
Gondwana est le nom d’un continent mythique, continent englouti dans les légendes de l’Inde. Ce nom a été repris par les géologues pour désigner un continent primordial, qui par le phénomène de la dérive des continents s’est désagrégé et dont Madagascar, le Deccan et l’Antarctique sont actuellement des morceaux épars. Ce titre m’a suggéré par les structures sonores que l’on trouvera dans la pièce, cloches et vagues, cloches se métamorphosant en vagues allusions à l’orage, au souffle des tempêtes sourds mouvements sismiques.
Dans Gondwana, les formes orchestrales sont en perpétuelle métamorphose ; les structures claires se transforment en mouvements flous, les harmonies -timbres bien différenciées se « dégradent » lentement en structure bruiteuses. On ne distinguera pas des parties clairement différenciées mais des mouvements, des processus de changements qui emporteront l’auditeur d’un paysage sonore à un autre. Ce qui n’exclut pas quelques effets de rupture (effets de seuil, ou retournements de tendance brutaux).

L’orchestre agit souvent comme un énorme synthétiseur. Il construit des sons complexes par addition de composantes instrumentales. Les accords résultants sont souvent si « fondus » qu’ils seront perçus plus comme des timbres que comme des harmonies. C’est ainsi que sont fabriquées les larges « sons de cloche » qui ouvrent la partition. Ces son ont été réalisés par analogie avec les véritables cloches : analogie dans le profil des sons, analogie dans le contenu spectral. L’orchestration contribue aussi à la simulation : attaques (« transitoires d’attaque ») par les percussions métalliques, tenues des cuivres pour les composantes les plus fortes, des bois pour les plus faibles et les plus aiguës, son du tuba pour le « bourdon » (la note fondamentale de la cloche, ou plutôt celle qui résonne le plus longtemps).
Pour la première fois dans ma musique, j’ai généralisé l’usage des spectres inharmoniques construits grâce à une technique dérivée de l’information musicale, la « modulation de fréquence ».
Cette technique a été popularisée depuis, par l’apparition des synthétiseurs à modulation de fréquence (DX 7 Yamaha).
Ce travail des spectres permet de calculer, de synthétiser aussi bien des timbres, par fusion d’instruments, que des harmonies – en un mot les couleurs les plus variées, des plus ternes aux plus rutilantes. Les processus d’évolutions que l’on applique aux spectres de modulation de fréquence fournissent très naturellement les sonorités des cloches, les formes de vagues, les mouvements ascendants ou descendants, les traits fulgurants que l'on rencontre tout au long de la pièce, ou encore le son de cloche à l'envers qui la termine.





Extranet artiste Dernière mise à jour le 19/10/2007
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