CIRM : Centre National de Création Musicale UCA
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CONCERTO POUR VIOLON ET ORCHESTRE

Concerto pour violon et orchestre de Karol BEFFA

Année de composition : 2007
Durée : 30.00 minutes

Formation :

Pour violon et orchestre

Editeur

Gérard Billaudot

Contexte CIRM


Notice :

CREATION
17 janvier 2008, Toulouse, Festival Présences, par l’Orchestre du Capitole, direction Tugan Sokhiev


D’une durée d’une demi-heure environ, ce concerto pour violon est la troisième pièce concertante que j'ai composée, après une courte Pièce concertante pour violon, violoncelle et orchestre (2003), un Concerto pour trompette et cordes (2005) et avant le Concerto pour piano que m’a demandé d’écrire Boris Berezovsky et qu’il doit créer la saison prochaine. Après plusieurs pièces — Metropolis, La Nef des fous, Orange mécanique, Etudes 2 et 5 pour piano — où j'ai exploré avant tout le pôle rythmique, nerveux, déjanté, désarticulé de mon imaginaire (le «clocks», pour reprendre la terminologie de Ligeti à propos de sa pièce Clocks and Clouds), j'ai voulu retourner à mes amours premières et revenir à des  climats étales, contemplatifs, harmoniques  (le «clouds» de Ligeti).
Comme un long chant, le concerto développe en deux mouvements trois thèmes apparemment sereins, en réalité obsédants, qui oscillent entre célébration du sentiment et expression de la sensation. Ces thèmes vont peu à peu se métamorphoser, comme habités par leur propre contagion.
Pour le premier, cette transformation prend la figure de la précipitation, du hoquet, du halètement et de la vitesse. Chez les deux autres, la métamorphose va dans le sens d’un étirement, d’une dilatation, et prend une dimension dramatique. On suit la ligne du violon dans ses hésitations, ses tourments, en une déambulation à travers des paysages d’abord tranquilles, puis plus inquiétants. Le tracé devient anguleux, presque accidenté, avec des arêtes vives, des aspérités, avant de s’élever in extremis et de s’immobiliser sur le moelleux d’un tapis de cordes. Sérénité paradoxale, à l’image d’un sommeil éternel.
Pour l’ensemble du concerto, j'ai recherché une écriture qui permette au soliste de planer au-dessus de changements de textures et d'harmonies, tantôt graduels, tantôt abrupts : en cela, j’ai été inspiré par l’exceptionnelle qualité de son de Renaud Capuçon, à qui le concerto est dédié.

Karol Beffa





Extranet artiste Dernière mise à jour le 27/07/2009

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