CIRM : Centre National de Création Musicale UCA
Manca 2019
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PLEïADES

Pleïades de Iannis XENAKIS

Année de composition : 1979
Durée : 60.00 minutes

Formation :

Pour 6 percussionnistes (vibraphones, marimbas, xylophones et sixxen) et 6 danseurs

Editeur

Editions Salabert

Contexte CIRM


Notice :

En 4 mouvements :
Mélanges
Métaux
Claviers
Peaux

Le titre fait allusion aux Pléiades de la mythologie, à cause de leur nombre, et à la constellation des Pléiades à cause de leur disposition arbitraire.
Iannis Xenakis décrit cette œuvre comme une polyrythmie fondée sur l'idée de répétition, de transformation, de superposition, de copies avec des variations rythmiques dues au hasard. Il s'agit de musique aléatoire, stochastique. Ces variations doivent donner l'idée de nuages, de galaxies et de tourbillons.
Les instruments choisis sont diatoniques, comme dans la musique indonésienne, afin de s'éloigner de la musique occidentale. (source : wikipedia)

Les Pléiades évoquent d’ordinaire l’amas d’étoiles étincelantes dans l’épaule droite de la constellation du Taureau. Dans l’hémisphère nord, les Pléiades ne sont visibles qu’en hiver. Un télescope permet d’observer des douzaines d’étoiles dont six seulement sont repérables à l’oeil nu ainsi qu’un léger brouillard laiteux dans la même zone. Selon la mythologie grecque, cet amas d’étoiles représente les sept soeurs ou Pléiades, servantes d’Artemis, Déesse de la Lune. L’une des soeurs, Electre, aurait disparu sous forme de comète, rongée de chagrin après le siège et la destruction de la ville de Troie construite par son fils Dardanus, victime du célèbre stratagème du cheval de Troie. La blancheur et le brouillard dans lesquels les Pléïades apparaissent seraient le résultat des pleurs versés par les six soeurs abandonnées par Electre. Iannis Xenakis (né en 1922) a composé "Pléïades" au cours des années 1978 -79 sur une commande de la Ville de Strasbourg. Cette pièce a été jouée pour la première fois par les Percussions de Strasbourg lors d’un concert avec le Ballet du Rhin le 3 mai 1979. Le titre Pléïades fait référence aux six membres des Percussions de Strasbourg. Mais pour Xenakis, la référence à la multiplicité de l’existence semble plus importante. L’essence même de cette pièce repose sur le fait qu’elle n’est pas délimitable à une simple définition. "Pléïades" déjà abonde en sons très riches. Les instruments utilisés vont des claviers aux divers instruments à percussions dont le "sixxen " - un instrument à percussion spécialement crée pour cette composition. La pièce est divisée en quatre parties dont les titres font référence aux matériaux de fabrication des instruments et aux sons que ces derniers produisent. A l’écoute du sixxen, on pense immédiatement au gamelan d’Indonésie, en particulier à ceux de Bali, aux instruments utilisés dans la musique de fête au Japon, aux carillons des églises du bassin méditerranéen et aux cloches à vache des Alpes. La richesse de timbre du sixxen est en quelque sorte l’expression des différents types de vie menés par l’homme dont les métaux sont partie intégrante. Tout en donnant une absolue liberté au concept d’une multiplicité de l’existence, Xenakis a su imposer une règle de diversité et d’unité dans la structure temporelle de sa recherche vers la création d’une seule et unique composition.

L’unique source de cette polyrythmie est l’idée de périodicité, répétition, duplication, récurrence, copie fidèle, pseudofidèle, sans fidélité. (source : Les percussions de Strasbourg).


photo : @ Agathe Poupeney





Extranet artiste Dernière mise à jour le 28/06/2011

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